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« Soyez donc sans crainte; vous valez plus que tous les moineaux
du monde. »
(Matt 10,26-33) |
N’avons nous pas souvent
l'impression que Dieu a déposé sur les épaules de ses enfants des
fardeaux trop lourds à porter? Il leur a confié des responsabilités
au-delà de leur capacité de les assumer.
C'était la conviction de
tous les prophètes. La conviction de tous ceux qui se sentaient appelés
à une mission spéciale dans le peuple de Dieu. Ils savaient que Dieu
voulait qu'ils accomplissent telle tâche. Ils ne pouvaient que déclarer
: "Non,
Seigneur, pas moi, je suis trop faible, je suis trop lâche, je suis
incapable de faire ce que tu me demandes."
Lisez
l'Exode et voyez comment Moïse s'est senti dépassé par la tâche que le
Seigneur voulait lui confier. Voyez le prophète Jérémie, voyez Isaïe,
Amos, Osée. Tous, ils ont la même réaction devant l'exigence du
Seigneur. On dirait que le Seigneur se complait à choisir des petits et
des faibles, pour qu'on réalise que ce n'est pas par leurs propres
moyens, ni parce qu'ils étaient capables, qu'ils ont réussi mais bien
parce que le Seigneur lui-même agissait à travers eux.
"Ma faiblesse, c'est
ma force."
disait St Paul. Il était convaincu que sa mission n'était pas la sienne
mais celle du Seigneur lui-même. Donc celui-ci ne pouvait l'abandonner.
Si nous avions
aujourd'hui la même conviction. Si nous avions la conviction profonde
que Dieu nous confie telle responsabilité à l'intérieur de nos tâches
quotidiennes. Il ne peut donc pas nous laisser tomber en chemin.
Aujourd'hui nous pouvons
le dire aussi bien pour les mamans, les papas, les curés ou qui que ce
soit qui est investi d'une responsabilité particulière. La tâche souvent
paraît trop lourde. On est porté à dire à un moment ou à un autre la
formule devenue célèbre par une chanson: C'est dur de prendre ses
responsabilités.
Oui, en ce vingt et
unième siècle, tout ce qui implique devoir et responsabilité, ce qui
nécessite sacrifice et renoncement est devenu tellement difficile. Trop
d'images nous sont présentées, qui nous invitent à ne penser qu'à
soi-même et à son propre épanouissement personnel, qu'on est venu à
croire que donner du temps pour les autres, nous empêche d'être heureux.
Et pourtant l'expérience nous enseigne que la seule façon d'être heureux
c'est de rendre les autres heureux autour de soi.
Si l'époux rend sa femme
heureuse en l'aimant pour elle-même et non pour lui. Si le papa fait
tout pour que ses enfants soient heureux, il ne peut qu'en retirer pour
lui-même joie et bonheur. Il sera le premier à en profiter.
Souhaitons à tous ceux
et toutes celles qui sont investis d’une certaine responsabilité, qu'ils
trouvent leur joie dans l'accomplissement de la tâche qu'ils ont un jour
acceptée d'assumer. Que leur joie rayonne sur ceux et celles qui les
entourent.
Ne crains pas d'être un
bon époux et un bon papa, une bonne épouse et une bonne maman. Si Dieu
t'a confié cette responsabilité, il ne peut pas t'abandonner en chemin.
Fais-lui confiance. Sois-en convaincu et ne lâche pas, tu y gagneras
sûrement et tout le monde autour de toi aussi.
Jean Jacques Mireault,
prêtre
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Unité pastorale Montréal-Nord |
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