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Réflexion de la semaine

 

« Donner sans attendre en retour »

« Voyant les foules, Jésus eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger ». Alors il envoie ses douze apôtres deux par deux… Jésus choisit de ne pas agir seul. Encore plus : il choisit de faire confiance à ses apôtres même si ceux-ci n’ont pas toutes les compétences spirituelles et pastorales requises.

Au-delà de leurs ambitions personnelles, de leurs rivalités souvent exprimées, malgré leur peur devant les défis et les risques, Jésus les envoie. D’appelés à sa suite, ils deviennent des envoyés en son nom. Jésus en les forçant à agir en son nom leur apprend à devenir des artisans de paix, à se faire bons samaritains auprès des démunis, à être la voix des sans-voix de la misère humaine… il s’agit ici de l’accomplissement concret de l’évangélisation auquel nous sommes encore conviés de nos jours.

Jésus n’a guère mis de conditions ni fait d’entrevues d’embauche avant d’envoyer ses apôtres : il leur a fait confiance. Il n’a pas demandé de performance parfaite : personne n’aurait passé le test. Ses consignes se résument en quelques mots : Allez, semez la paix, donnez gratuitement.

Soyez généreux de votre personne.

Que leur demande-t-il?

   - Guérissez les malades : c’est-à-dire aider les gens à retrouver l’estime d’eux-     mêmes.

   - Ressuscitez les morts : Écoutez les gens, redonnez de l’espérance, de l’idéal

   - Purifiez les lépreux : Aidez les gens à démêler leurs valeurs et leurs      convictions de foi. Que l’humilité l’emporte sur l’orgueil et le désir de paraître.

   - Chassez les démons : Libérez-les des réalités devant lesquelles ils ont perdu      le contrôle : l’argent, la consommation, la drogue et la boisson, le désir de      posséder l’autre.

Un père de l’Église des premiers siècles de l’ère chrétienne disait que la vie sur les pas du Christ repose sur le « Ora et labora » (la prière et le travail) et que le mot le plus important de cette expression est le « et ». Ça prend de la prière et de l’engagement et l’un mène à l’autre.

Gilles Baril, prêtre

     Unité pastorale Montréal-Nord