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L’entrée de Jésus
vers la Résurrection |
Le dimanche des Rameaux marque le début et l’ouverture de
la Semaine Sainte. C’est l’occasion d’entrer dans le mystère central de
notre foi, soit la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus notre
Sauveur. Lors de sa naissance, la visite des Mages à Bethléem proclamait
Jésus comme Roi. Aujourd’hui, Jésus entre à Jérusalem comme un Roi, mais
bien différent des rois de ce monde. Il n’est pas accompagné de soldats,
ni d’armes, ni sur un cheval de guerre, mais bien sur un âne, signe de
paix, d’humilité et de douceur. Non, Jésus n’est pas un Roi puissant
avec une armée prête à conquérir, mais un Roi Serviteur disposé à
donner sa vie pour le bien et le salut de l’humanité.
Pendant son entrée, une grande foule acclame Jésus en
criant Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
Cette foule enthousiaste agite des rameaux, elle crie de joie en croyant
et en espérant accueillir son libérateur. Cependant, quelques jours plus
tard certains de ceux-là demanderont sa mort car ces mêmes cris
retentiront par : crucifie-le! Cela nous enseigne la volatilité
et la fragilité du cœur humain, c’est-à-dire nous pouvons exprimer notre
amour envers Jésus lorsque tout va bien et puis, d’autre part, on est
prêt à l’abandonner lorsque les choses deviennent plus difficiles et ne
correspondent pas à nos attentes.
L’entrée de Jésus à Jérusalem nous fait réfléchir sur des
questions fondamentales et personnelles soit, qui est Jésus pour moi!
Est-ce que Jésus est pour moi un véritable ami dans le sens qu’il est
celui que j’accueille et que j’aime dans les épreuves et les difficultés
de ma vie, dans les croix difficiles à porter, dans les silences et dans
la fidélité? Ou encore, celui que j’accueille et j’applaudis seulement
quand tout va pour le mieux? Et puis, les rameaux que nous portons en ce
jour ne représentent pas uniquement des souvenirs bénis mais bien un
engagement à accompagner Jésus dans la bonté et l’humilité, chercher
d’aimer comme il m’aime, arriver à pardonner à la manière dont il me
pardonne et à servir plutôt que de dominer, d’aimer au lieu de juger et
condamner.
La Semaine Sainte est un appel à suivre Jésus et
d’accepter d’entrer avec Lui dans sa Passion, mais également dans
l’espérance de la Résurrection puisque la croix n’est pas la fin, elle
représente le passage vers une Vie Nouvelle. Cette Semaine Sainte ne se
vit pas en spectateurs. Nous acceptons de marcher avec Jésus.
Porter des rameaux, c’est mon engagement à le suivre et l’accompagner
non seulement dans la joie et les jours lumineux mais également dans les
nuits et les moments plus tristes. Jésus est ce Roi que j’accueille mais
un Roi de bonté, d’amour, d’humilité, de compassion, de pardon et de
paix.
La Semaine que Jésus va vivre vient mettre en évidence un
amour offert pour notre bien. Mais l’indifférence des autorités
religieuses du temps de Jésus se retrouve encore parmi nous. Notre
Société laïque est indifférente à ce don qui vient du ciel. On a sorti
Dieu de nos lieux publics, de nos écoles et de nos hôpitaux. Même des
baptisés vivent comme si Dieu n’existait pas. Malheureusement, on oublie
la première entrée de Dieu dans notre vie : au baptême. Qu’arrive-t-il
par après? Pour moi le pire dans une vie c’est l’indifférence! Elle
s’est bien installée et elle est trop souvent confortable dans notre
manière de vivre et d’agir. On ne demande plus de crucifier Jésus, mais
on le traite comme déjà mort ou non existant. C’est à nous les croyants
de ne pas rester au pied de la croix ou de regarder Jésus qui passe.
Empruntons plutôt le regard de Marie qui, au-delà de la croix, voyait
briller la Lumière de la Résurrection car l’amour de Dieu sera toujours
plus fort que la mort, que la méchanceté et l’indifférence humaine. Et
la meilleure manière de répondre à l’amour du Père exprimé en Jésus
serait peut-être de garder notre cœur et nos bras ouverts comme ceux de
Jésus en croix, pour accueillir, aimer et donner.
Lauréot Couture, ptre
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Unité pastorale Montréal-Nord |
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