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Réflexion de la semaine

 

Seigneur, faites que je voie!

Au temps de Jésus on s’interrogeait également sur le sens de la souffrance. Pourquoi la souffrance, qui en est l’origine et pourquoi souffrir? Certains disaient qu’elle était une punition de Dieu pour des péchés. C’est pourquoi les disciples demandent à Jésus pourquoi la souffrance de cet aveugle-né? Qui a péché? Lui ou peut-être ses parents? Si c’est ainsi, alors Dieu nous punit pour nos fautes! Jésus répond tout de suite que Dieu n’est pas vengeur, il ne condamne pas, mais il relève et il aime! Il est toujours plus facile d’accuser que d’aimer et de s’engager à soulager la misère. L’exemple de Jésus est éloquent. Toute sa vie il a guérit les malades et soulagé la misère. La présence de Jésus dans notre monde n’est pas une punition mais une libération. Il n’est pas venu pour enlever la vie, mais donner sa vie afin que nous ayons la vie en abondance et que nous sachions que Dieu ne sera jamais indifférent à nos souffrances, à nos peines et à nos épreuves. Au contraire, il sera toujours là pour nous apporter soutien et réconfort.

La guérison de cet aveugle est un cheminement de foi. Cette guérison veut nous montrer que Jésus est la vraie Lumière de ce monde. Au fond, l’aveugle représente la cécité de l’humanité et particulièrement celle des autorités religieuses du temps qui n’ont jamais accepté de voir en Jésus l’envoyé de Dieu et la lumière dont notre monde a besoin. La vraie lumière c’est de regarder avec les yeux du cœur. Le Petit Prince disait : on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. Pour voir l’œuvre et la présence de Dieu dans notre vie nous avons besoin du regard de la foi qui donne sens à notre vie. La foi est une démarche progressive. L’aveugle commence par dire : un homme appelé Jésus, puis c’est un prophète et enfin Seigneur je crois! Donc, une rencontre qui transforme et donne un regard nouveau.

Le grand problème des Pharisiens du temps c’est de croire que leur savoir religieux leur donnait la connaissance de Dieu. Leur cœur orgueilleux restait fermé et leurs yeux aveugles. Ils ont vu des miracles, des paralysés se lever debout et des lépreux guéris par Jésus etc. Ils ont même vu Lazare, mort depuis quatre jours, sortir vivant du tombeau. Malgré tout cela, ils ont refusé de voir Dieu qui agissait en Jésus.

Je peux également devenir aveugle par la colère, l’orgueil, la haine, l’envie, l’indifférence, la jalousie, la méchanceté, le jugement, la peur ou l’égoïsme… Je peux me faire aveugle devant la souffrance et la solitude des gens âgés, face une personne différente de moi, devant la misère et la souffrance de l’autre, face à une personne blessée et qui nécessite de ma présence et de mon attention etc. Il y a différents aveuglements. Combien de personnes refusent de croire en Dieu et en son amour devant les merveilles de la création, contemplant le sourire d’un enfant et voyant tellement de gestes de bonté et de partage pour soulager la misère et apporter une consolation divine. Céline Dion dit dans une chanson on a tous un peu la voix du Bon Dieu quand on rend les gens heureux. Il est bon d’apprendre à accueillir avant de juger, à écouter avant de parler et d’accompagner avant de corriger. La bonté et la miséricorde sont une forme de lumière. Jésus ne nous demande pas d’être parfaits, mais de nous laisser éclairer. Au baptême nous avons reçu une lumière, celle de la foi symbolisée par un cierge. Gardons cette flamme bien vivante, elle nous permettra de découvrir la présence amoureuse de Dieu dans notre vie. De plus, elle pourra peut-être éclairer ceux et celles dont la flamme est éteinte et cherchent un peu de lumière. Disons souvent : Seigneur, toi la Lumière de ce monde, ouvre nos yeux et notre cœur, guéris nos aveuglements, donne-nous une foi simple qui ose dire Seigneur je t’aime et je crois.

Lauréot Couture ptre

     Unité pastorale Montréal-Nord