IL NOUS REVIENT D’ACCUEILLIR LE MALADE! |
La
maladie en cause avait d’autant plus d’ampleur que derrière le mot
impureté se cachaient différentes maladies : l’exzéma, le psoriasis,
l’acné, l’urticaire, etc… Cela augmentait considérablement le nombre de
personnes affectées par les prescriptions et donc le nombre des exclus.
Car tous les lépreux ou supposé lépreux se trouvait automatiquement
exclu de la cité en même temps. Le lépreux devenait un mort-vivant,
coupé de Dieu et des autres. Il symbolisait le danger absolu, l’autre
dont on a peur.
C’est
dire le courage du lépreux et l’audace de sa démarche : malgré
l’ostracisme qui le frappe, il ose se présenter à Jésus et lui crie son
besoin. C’est dire aussi l’audace de Jésus qui enfreint les lois du
Lévitique et brise les tabous en touchant le lépreux. Jésus risquait non
seulement d’être contaminé physiquement mais surtout d’être étiqueté
« d’impur ». Car c’était le devenir soi-même!
Peut-on
imaginer un petit instant toutes les personnes que nous excluons par nos
préjugés, nos attitudes, souvent nos méchancetés. Nous mettons souvent
les personnes « différentes de nous » dans des catégories : divorcé,
sidéen, alcoolique, etc… Nous n’osons pas tendre la main pour ne pas
nous salir, tenir notre réputation, nous laisser juger… Le comportement
de jésus doit nous inspirer.
Maurice
Comeau, ptre
Unité pastorale Montréal-Nord |
 |