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Réflexion de la semaine

 

« Dieu appelle à sa suite »

Les trois lectures d’aujourd’hui nous présentent différents tableaux vocationnels :

Il y a d’abord le prophète Isaïe dont le métier consiste à être prêtre au temple de Jérusalem. Il réalise que les gens ont plus besoin d’un prophète – d’un annonceur de la Parole de Dieu que du sacrificateur d’animaux qu’il est. Il y a Paul qui de persécuteur des chrétiens devient le plus grand évangélisateur de son époque parce que les apôtres ont peur de ce converti de la dernière heure qu’ils envoient vers les Grecs et les Romains plutôt que de l’intégrer avec eux au milieu de la première Église de Jérusalem.

Puis il y a l’appel des quatre premiers apôtres : Pierre et son frère André ainsi que Jacques et son frère Jean. L’accent est mis sur Pierre. Il n’était pas ce leader charismatique et attentif à chaque personne que nous rencontrons chez les premiers chrétiens; même qu’il avait tout pour être déplaisant : un peu superficiel, direct (cassant), toujours prêt à bougonner, autoritaire… Et c’est lui que Jésus appelle à sa suite.

Et c’est ce Pierre, peureux, qui devient avec ses défauts, mais aussi avec sa grandeur d’âme, sa franchise et sa loyauté notre premier pape : il devient un témoin audacieux qui ne craint pas la mort pour affirmer la foi en Dieu. Il franchit le chemin de la crainte à l’espérance, de la peur à la joie. Et cela va même changer son caractère : parce que Jésus lui a fait confiance.

Il y a de nombreuses possibilités qui sommeillent en chacun de nous et c’est seulement l’Amour et l’accueil inconditionnel d’un autre qui peut nous donner le courage de les faire fructifier.

La pêche miraculeuse, c’est aimer l’autre au point de faire naitre en lui toutes ses richesses intérieures. Dieu appelle dans le quotidien comme il a rejoint ses apôtres dans leur métier de pêcheurs.

Seuls, nous sommes fragiles, indignes et vulnérables comme la ficelle qui n’a pas de force si elle n’est pas reliée aux autres pour former un câble ou encore comme la goutte d’eau qui demeure sans aucune utilité si elle n’est pas dans une source quelconque. Seuls, nous sommes faibles, indignes, mais reliés à d’autres chrétiens, nous pouvons changer le monde en donnant une couleur évangélique à toute notre société.

Profitons de notre célébration pour autoriser le Christ à nous faire quitter nos sécurités du « toujours pareil » comme il le fait vivre à Pierre dans l’évangile. Laissons-le nous inciter à avancer au large pour lancer nos filets avec confiance, pour libérer nos richesses intérieures en nous invitant à les mettre au service des autres.

Gilles Baril, prêtre

     Unité pastorale Montréal-Nord