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« L’Évangile de Matthieu résonne encore de nos jours » |
Michel
Rioux, qui a déjà siégé sur le Conseil d’administration du Devoir,
vient de publier dans le même journal un témoignage très touchant
qu’il a titré L’Évangile de Matthieu résonne encore dans nos rues.
Un homme venait d’échouer sur la plate-bande d’une ruelle du
Vieux-Longueuil, seul et sans domicile fixe.
Monsieur
Rioux écrit que nous nous sentons démunis face à cette misère humaine.
Et si on se désole que des chiens et des chats soient abandonnés à la
rue lors des déménagements, il lui a semblé qu’on devait en faire autant
pour un être humain. Alors, ayant pris conscience de ce fait, il a
alerté ses voisins et, ensemble, ils lui sont venus en aide. Avec
sollicitude, ils lui ont apporté de l’eau, des fruits, du fromage, des
sandwiches, des boissons gazeuses.
Un matin,
à la suite de la lecture d’un article paru aussi dans Le Devoir,
il a communiqué avec l’organisme mentionné par Marco Fortier dans son
texte, Se comprendre pour vivre ensemble. Il décrivait la
démarche de participation publique sur l’itinérance et la cohabitation
sociale.
Michel
Rioux déplore que les moyens des gouvernements de proximité ne sont pas
à la hauteur et que les gouvernements supérieurs font la sourde oreille
et ferment les yeux, préoccupés par leur legs économique. Il leur
suggère de relire l’Évangile de Matthieu :
« Venez,
vous qui êtes bénis par mon Père : prenez possession du royaume qu’il a
préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’ai eu faim, et vous
m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire.
J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous. J’étais nu, et
vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné.
J’étais en prison, et vous êtes venus à moi. »
Alors, les
justes lui demanderont : « Mais, Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir
faim, et t’avons-nous donné à manger ? Ou avoir soif, et t’avons-nous
donné à boire ? Ou quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous
accueilli ? Ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Ou malade ou prisonnier, et
sommes-nous venus te rendre visite ? » Et le roi leur répondra :
« Vraiment, je vous l’assure : chaque fois que vous avez fait cela à
l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi-même que vous l’avez
fait. »
Ce message
n’est-il pas aussi inspirant que celui que pourrait envoyer une Société
protectrice des Humains?
René
Lefebvre
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Unité pastorale Montréal-Nord |
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