Maintenant que
Jean-Baptiste est en prison, Dieu passe à l’action en Jésus.
Ça va vite. Il a besoin de monde. Il en appelle quatre. Ils répondent
tous les quatre. Il y a de l’ouvrage à faire dans le Royaume, on le
sent. Les appelés ne sont pas appelés pour s’asseoir à côté de Jésus,
mais pour travailler avec lui.
Pour quel travail? Pour un travail de conversion. C’est ce que veut dire
« pêcheurs d’hommes ». Ils sont appelés à sa suite pour accomplir dans
le peuple son mot d’ordre « Convertissez-vous! »
Celui qui est appelé reçoit une tâche, conduire à la conversion ses
frères humains. Justement, il y a trop d’humain en chacun de nous. C’est
ça qu’il reste à convertir. Et pour le faire, il nous faut des «
pêcheurs d’hommes ». Ces pêcheurs d’hommes sacrifient beaucoup. Regardez
la vignette ci-haut, elle parle de détachement: des filets abandonnés,
des barques laissées à elles-mêmes, un rivage désert. On croirait voir
une de nos usines six mois après la fermeture. Où sont partis les
hommes? Ils sont ailleurs, Jésus les voulaient pour son Royaume.
Quand Dieu appelle une personne pour lui donner une tâche pastorale, il
la soustrait à d’autres tâches qu’elle pourrait faire tout aussi bien.
Une entreprise humaine peut avorter, qui aurait rendu tant de services
pourtant. Et on se désole devant ces barques abandonnées. Dieu appelle
ailleurs pour une entreprise dont les services ne sont pas très
apparents. Dans le Royaume, les bilans sont difficiles à rendre.
Alors, dans le Royaume, on travaille dans la confiance au patron, sans
courir les bilans, les commentaires et les reportages de journalistes.
Louis Fecteau, prêtre
Unité pastorale Montréal-Nord |
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